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Violence envers les femmes : Toutes les communautés francophones, de souche ou immigrantes, sont touchées

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À l’occasion de la quinzaine de l’activisme contre la violence faite aux femmes que pilote Condition féminine Canada (16 jours du 25 novembre au 6 décembre 2013), Le bloc-notes propose ce mois-ci un survol des programmes à la disposition des intervenants francophones en Ontario pour tenter de désamorcer la spirale de la violence envers les femmes.

Ces différentes mesures peuvent être regroupées selon trois stratégies :

- les mesures d’urgence, pour permettre aux femmes de se soustraire d’un environnement où elles sont violentées et réduire les méfaits, et notamment trouver refuge dans une maison d’hébergement ;
- les mesures destinées à déceler la violence faite aux femmes et sensibiliser la population en général à agir contre cette violence ;
- les mesures ciblant les causes de la violence en matière de prévention, à la racine du problème, en amont pour tenter de remonter à la source.

Le Bloc-Notes a notamment rencontré une chef de file en Ontario français en matière de violence envers les femmes, Jeanne-Françoise Boué, présidente d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF).

Une définition
La violence faite aux femmes, selon l’Organisation des Nations Unies, correspond à « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

Les formes de violence comprennent la violence psychologique et l’abus verbal, la violence physique, la violence financière (manque d’autonomie financière), la violence sexuelle, la violence spirituelle et culturelle (à savoir critiquer ou interdire une pratique religieuse ou interdire de parler sa langue maternelle sous prétexte que le conjoint ne la comprend pas) et la négligence.

Des conséquences physiques, mentales et sociales
La violence a des conséquences physiques parfois graves (blessures telles que des bleus, fractures, coupures, brûlures, voire la mort ou une hospitalisation ou le besoin de soins médicaux, qui peuvent mener à l’interruption des activités quotidiennes ou du travail). La violence peut aussi provoquer de graves problèmes d’ordre psychologique (dépression, anxiété, manque d’estime de soi, crainte pour les enfants ; de la peur du conjoint, de la solitude ou de la crainte pour sa vie ; de l’isolement ; l’abus d’alcool ou de drogues jusqu’à des tentatives de suicide.)

Quelques chiffres
En 2011, plus d’un demi-million d’Ontariennes ont été victimes de violences, dont la violence conjugale, selon Statistique Canada.

En 2010, chaque année au Canada, 25 000 agressions sexuelles ont été signalées, ce qui ne représente que la pointe de l’iceberg, souligne Fem’Aide, la ligne provinciale de soutien téléphonique en français pour femmes touchées par la violence, qui a reçu 5871 appels en 2011-2012 (d'avril à mars).

Rien qu’Ontario, en 2010, plus de 35 000 femmes et enfants par an ont été admis dans des maisons d’hébergement et 25 Ontariennes ont perdu la vie des mains de leur conjoint ou ex-conjoint, précise Fem’Aide.

Et même si l’Ontario est avec le Québec la province canadienne affichant le taux de violence envers les femmes le plus bas au pays, 51 851 Ontariennes (928 pour 100 000 habitants) ont été victimes de crimes violents déclarés par la police en 2011, selon un rapport spécial de Statistique Canada mesurant la violence faites aux femmes paru le 25 février 2013.

En Ontario, c’est Thunder Bay qui affichait le taux de femmes victimes de crimes violents le plus élevé (1905 pour 100 000 avec 992 victimes) et Ottawa le taux le plus bas (602 pour 100 000, à savoir 2423 victimes.)

Les femmes les plus à risque
En général, les catégories de femmes les plus à risque d’être victime de violence seront les femmes âgées de moins de 25 ans, les femmes handicapées physiques ou mentales, les femmes autochtones et les femmes qui sont des conjointes de fait (La violence familiale au Canada : un profil statistique, Statistique Canada, 2005). Les adolescentes, les aînées, les femmes nouvellement arrivées et les femmes lesbiennes sont également plus à risque (Cahier Ensemble, Centre Victoria des femmes.)

En matière du Code criminel, les cinq crimes violents les plus souvent commis contre les femmes en 2011 selon Statistique Canada étaient les voies de fait simples (49 %), les menaces (13 %), les voies de fait majeures (10 %), l’agression sexuelle de niveau un (7 %) et le harcèlement criminel (7 %).

« À l’exception de l’agression sexuelle et du harcèlement criminel, il s’agissait également des infractions les plus souvent perpétrées à l’endroit des hommes », souligne Statistique Canada.
Toutefois, « les femmes étaient onze fois plus nombreuses que les hommes à être victimes d’agression sexuelle et trois fois plus susceptibles d’être victimes de harcèlement criminel (traque). Dans l’ensemble, les hommes étaient responsables de 83 % des actes de violence commis contre les femmes et déclarés par la police », rappelle Statistique Canada.

« Le plus souvent, l’auteur présumé était le partenaire intime (comprend les conjoints et les partenaires amoureux) de la femme (45 %) ; venaient ensuite les amis et les connaissances (27 %), les étrangers (16 %) et les membres de la famille autres que le conjoint (12 %). En revanche, les crimes violents à l’endroit des hommes étaient le moins souvent commis par des partenaires intimes (12 %), » résume Statistique Canada.

LES MAISONS D’HÉBERGEMENT

Pour permettre aux femmes de se soustraire à un environnement domestique violent, il existe en Ontario sept maisons d’hébergement francophones pour les femmes et leurs enfants, d’une capacité totale de plus de 80 lits :
- trois dans le Nord de la province, à Kapuskasing (Habitat Interlude), à Timmins (Villa RenouvEllement) et à Sturgeon Falls (Centre de ressources familiales) ;
- trois dans l’Est, à Ottawa (Maison d’amitié et La présence) et à Hawkesbury (Maison Interlude) ;
- un dans le Centre-Sud, à Toronto (Maison d’hébergement pour femmes francophones de Toronto).

L’été, la haute saison
La dernière maison d’hébergement francophone en date est « La maison d'hébergement pour femmes francophones » de Toronto qui a ouvert ses portes le 25 février 2013. D’une capacité de 20 lits, « La maison » affichait complet dès le mois de juin, et ce pendant cinq mois jusqu’à la fin octobre, précise Jeanne-Françoise Boué, la directrice générale.

L’été est en effet la période de l’année la plus propice à quitter un cadre domestique violent, car cela permet de réduire les bouleversements pour les enfants scolarisés, explique Jeanne-Françoise Boué. « Les femmes ayant des enfants en bas âge ou en âge scolaire vont attendre la fin de la période scolaire pour décider de quitter leur foyer. »

En effet, cela peut impliquer de changer d’école pour un enfant, rappelle Jean-Françoise Boué, soulignant que ces femmes proviennent de tout le Grand Toronto, voire de la région de Niagara, alors qu’une Québécoise de Montréal a même trouvé refuge à Toronto.

Anonymat difficile à maintenir
L’intervention en milieu linguistique minoritaire vient ajouter une difficulté pour trouver les ressources nécessaires pour gérer des maisons d’hébergement en français.
 
En effet, les femmes hébergées désirent garder l’anonymat, notamment pour éviter que leur conjoint ne les retrouve et en général, les collectivités francophones en milieu minoritaire sont plus petites, ce qui implique des difficultés à trouver des bénévoles.
 
Par exemple, « La maison » de Toronto ne dispose que de six intervenantes en rotation selon trois quarts de travail, pour assurer un service 24 heures par jour, sept jours sur sept, soit une intervenante pour 20 personnes, y compris des bébés de 18 mois ou des enfants de trois ans.

« Des bénévoles pourraient provenir de la communauté d’origine de certaines femmes hébergées », dit Jeanne-Françoise Boué, pour expliquer qu’il est donc difficile de recruter de l’aide en français, tout en soulignant que les besoins en personnel sont importants.

Des ressources pour les enfants
« Notre personnel se concentre surtout sur les mamans. Nous n’avons pas assez de ressources pour les enfants. Mais le besoin est là pour les enfants. Car ils vivent la désorganisation familiale à leur manière ou ont peut-être été témoins de violences de près ou de loin. »

Sans parler des autres services nécessaires en matière de services d’accompagnement, en plus du toit et du couvert fournis, notamment pour les femmes qui ne maitrisent pas l’anglais afin de trouver des services de garderie, d’avocats, une école ou retrouver un travail.

« Ces femmes n’ont qu’un temps très court pour prendre des décisions importantes. La Maison leur permet de poser leurs sacs un moment, de se reposer et prendre ces décisions. Parfois, de tout simplement de pouvoir dormir en toute sécurité », conclut Jeanne-Françoise Boué.

SIGNES AVERTISSEURS DE LA VIOLENCE ET SENSIBILISATION

La campagne « Voisin-es, ami-es et familles » comprend de nombreuses ressources en français, dont un site Internet, une trousse d'action communautaire de prévention de la violence faite aux femmes de 61 pages ainsi qu’une brochure pour apprendre comment identifier et aider les femmes qui risquent de devenir victimes de violence.

Il est également possible de se procurer des affiches pour informer le grand public ou en milieu de travail.

Poser des questions
À ce titre, Jeanne-François Boué souligne l’importance de déceler la violence envers les femmes par les collègues de travail, en détectant certains signes éventuels (« une collègue qui se renferme, qui ne parle plus à ses collègues ou ne va plus manger avec eux, qui présente des blessures »), « ne serait-ce que d’afficher l’information sur des babillards. »

La présidente d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF) souligne deux autres démarches importantes pour dépister de la violence envers une femme. « Il est important de poser des questions, de nommer les choses. Elles ont peur et honte d’en parler, que l’on ne va pas les croire. Les intervenants dans le domaine de la santé devraient poser une question, cela peut ouvrir la porte à en parler. »

Pour davantage sensibiliser la population, Jeanne-Françoise Boué explique aussi qu’il faut aider les gens à « comprendre l’impact de cette violence sur les femmes et sur les enfants… La violence a un coup économique sur la société et sur les entreprises », rappelle Jeanne-Françoise Boué, mentionnant en autre la dépression ou les congés maladies.

Dans toutes les collectivités francophones
« La violence faite aux femmes se vit dans toutes les communautés de la diversité de la francophonie ontarienne, autant les collectivités de souche que les collectivités immigrantes », insiste Jeanne-Françoise Boué, qui évolue dans le domaine de l’aide aux femmes victimes de violence en Ontario français depuis plus de dix ans, d’Ottawa à Toronto en passant par le Comté de Prescott-Russell. « Cela n’a également rien à voir avec la classe sociale. Toutes les classes sociales vivent la violence envers les femmes. »

PRÉVENTION CIBLANT LES HOMMES

Une campagne de sensibilisation « Ça commence avec toi. Ça reste avec lui » cible les hommes en matière de prévention de la violence envers les femmes pour agir, à l’image d’autres campagnes en matière de racisme ou d’homophobie.

« Que vous soyez père ou enseignant, membre de la famille élargie, leader communautaire ou entraîneur, vous pouvez être une source d'inspiration pour les garçons de votre entourage. Vous pouvez les motiver à établir des relations saines et égalitaires et les aider à bâtir un avenir où il n'y aura plus de violence faite aux filles et aux femmes », explique le site de la campagne, une initiative de l’organisme ontarien francophone, le Centre ontarien de prévention des agressions (COPA) et de la Campagne du ruban blanc.

94 % des hommes ontariens contre la violence
La campagne cite notamment un sondage réalisé en 2012 auprès de 1064 hommes en Ontaro par la campagne White Ribbon qui a notamment « révélé que 94 % d’entre eux s’élèvent contre la violence faite aux femmes et aux filles et que 97 % s’entendent pour dire que les hommes peuvent changer les choses en faisant la promotion de relations saines, respectueuses et non violentes. »

Cette campagne propose des ressources « pour maintenir un dialogue et communiquer de manière positive avec les garçons au sujet des relations saines et égalitaires entre hommes et femmes, filles et garçons ». Elle propose notamment des manières d’aborder le dialogue avec des garçons à l’intention des pères, des membres de la famille, des enseignants et des entraîneurs sportifs et autres chefs de file communautaires.

Donner la parole aux hommes
Un film documentaire de 17 minutes a été réalisé dans le cadre de cette campagne, avec le soutien financier de la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario. Le film présente des entrevues auprès d’une dizaine d'hommes du milieu communautaire qui évoquent notamment leur rôle comme modèles pour les enfants et les jeunes.

La campagne fournit aussi des supports électroniques pour diffuser son message et propose un sondage en ligne. La campagne est offerte parallèlement à la version anglophone de la campagne « It Starts with You. It stays with him », une initiative du White Ribbon Campaign.

Des hommes s’engagent

À Toronto, le Cercle francophone contre la violence faite aux femmes et le COPA organiseront le 6 décembre une table ronde d’hommes évoquant le sujet de la violence envers les femmes intitulée « Des hommes s’engagent » (Collège Boréal, de 17 h 30 à 20 h, 1 rue Yonge, Bureau 300.)

Le Cercle francophone contre la violence faite aux femmes regroupe Oasis Centre des femmes,  Voisin-es, Ami-es et Familles, Fem’aide, le Centre francophone de Toronto, le Mouvement ontarien des femmes immigrantes et le Centre ontarien de prévention des agressions.

 

RESSOURCES

Rapport d’étape 2013 : Plan d’action de l’Ontario contre la violence à caractère sexuel « Changer les attitudes, changer les vies » (Direction générale de la condition féminine de l’Ontario)
http://www.women.gov.on.ca/french/resources/publications/sexual_violence_action_plan.shtml

Contrer l’exploitation sexuelle des femmes : aperçu de l’accès aux lieux d’exploitation sexuelle des femmes dans trois villes de l’Ontario (2013)
http://aocvf.ca/index.cfm?Voir=nouv&Id=5704&Repertoire_No=-1051436664

Les 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes
http://www.swc-cfc.gc.ca/commemoration/vaw-vff/index-fra.html

Le 25 novembre est la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Cette date marque aussi le premier des 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes, qui se terminent le 10 décembre, Journée internationale des droits de la personne. Ces 16 jours d'activisme sont reconnus internationalement.

C'est en 1999 que l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Cette date a été choisie en mémoire des sœurs Mirabal, de la République dominicaine, brutalement assassinées en 1960.

Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes au Canada. Instituée en 1991 par le Parlement du Canada, cette journée souligne l'anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes en 1989 à l'École polytechnique de Montréal, tuées parce qu'elles étaient des femmes.

• Mesure de la violence faite aux femmes : tendances statistiques (Statistique Canada, 2013)
http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2013001/article/11766-fra.htm

• Fem’Aide 1-877-336-2433
http://femaide.ca/
Ligne provinciale de soutien téléphonique pour femmes touchées par la violence
accessible 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Vidéo promotionnelle Fem’Aide :
http://www.youtube.com/watch?v=YXz-PPTtUOs

Feuillet d'information à télécharger
http://www.femaide.ca/documents/feuillet_femaide.pdf

Affiche en français
http://www.femaide.ca/documents/affiche-femaide.pdf
 
• Cahier ensemble (12 pages, 2010) — à télécharger
http://www.centrevictoria.ca/images/stories/files/ensemble.pdf

Répertorie les ressources, les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et les maisons d’hébergement francophones en Ontario.

« Ensemble » est un outil de sensibilisation et de prévention sur les causes et les effets de la violence faite aux femmes. On y parle de relations saines, des formes de violence, des signes avertisseurs ainsi que des services offerts en français aux femmes touchées par la violence. « Ensemble » est une publication du Centre Victoria pour femmes produite grâce à l'appui financier de l'Office des affaires francophones de l'Ontario.

• Campagne « Voisin-es, ami-es et familles »
http://www.voisinsamisetfamilles.on.ca/

• Campagne « Traçons-les-limites »
http://www.tracons-les-limites.ca

Conjointement par Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF) et l’Ontario Coalition of Rape Crisis Centres (OCRCC), a recours au marketing social pour mettre au défi les Ontariennes et les Ontariens de leur demander comment ils réagiraient dans des situations de violence à caractère sexuel à l’endroit des femmes et des jeunes filles.

• Campagne « Ça commence avec toi – Ça reste avec lui »
http://commenceavectoi.ca

Vise à encourager les hommes à être des modèles pour les garçons et à sensibiliser les garçons à l’égalité entre les sexes et aux relations interpersonnelles. Campagne ciblant aussi les autochtones « Kizhaay Anishinaabe Niin » et les anglophones « It starts with you »

• Centre ontarien de prévention des agressions (COPA)
http://infocopa.com

Le COPA est un organisme francophone à but non lucratif. Depuis 1995, le COPA soutient le développement et la mise en œuvre d’une gamme de programmes éducatifs et de ressources pour la prévention des agressions.

• Femmes ontariennes et droit de la famille (FODF)
http://undroitdefamille.ca

• Réseau d’action des femmes handicapées du Canada (RAFH-DAWN)
http://www.dawncanada.net/fr/

• Oasis Centre des femmes (Toronto)
http://www.oasisfemmes.org/

• La maison d'hébergement pour femmes francophones (Toronto)
http://www.mhff.ca

• Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRIVIFF) à l'Université de Montréal
http://www.criviff.qc.ca/

• Entraîner les garçons pour en faire des hommes (Campagne du ruban blanc)
http://www.futureswithoutviolence.org/section/our_work/men_and_boys/_coaching_leadership/

• La violence envers les femmes handicapées, un tabou (Métro, 25 novembre 2013)
http://journalmetro.com/actualites/national/408411/la-violence-envers-les-femmes-handicapees-un-tabou/

• Condition féminine Canada lance l'appel de propositions "Cyberviolence et violence sexuelle : aider les collectivités à intervenir."
communiqué, cliquez ici
appel de propositions, cliquez ici
 
• Initiative de prévention de la violence faite aux femmes
Programme d'éducation
http://www.ofa.gov.on.ca/fr/oaf-violence.html

En anglais

Learning Network: Education, Research & Resources on Violence Against Women
http://www.vawlearningnetwork.ca/

Réseau d’apprentissage voué à la recherche et à la promotion d’une formation professionnelle et d’une sensibilisation du public

• YWCA December 6 Fund
http://www.dec6fund.ca

Accorde des prêts sans intérêts aux femmes qui fuient une situation d’abus et cherchent à redémarrer leur vie en toute sécurité.

 


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