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LA PROMOTION DE LA SANTE ET LA PREVENTION DES ACV

Section: 

Suzanne Schwenger
Consultante en promotion de la santé
Projet ACV du COIP

Les accidents cérébrovasculaires (ACV) en Ontario coûtent près d'un milliard de dollars par an à l'économie de l'Ontario et sont l'une des premières causes de décès et d'invalidité neurologique chez les adultes. À l'heure actuelle, en Ontario, au moins 90 000 personnes subissent les effets d'un accident cérébrovasculaire (ACV), par exemple des déficits moteurs, sensoriels ou cognitifs ou des problèmes de communication.

Les ACV peuvent aussi avoir d'énormes répercussions sur la vie et la santé émotive des familles. Or, malgré les nombreux mythes qui subsistent encore dans notre société à l'égard des ACV, ils peuvent être facilement prévenus et traités de façon efficace.

La Stratégie coordonnée de prévention des accidents cérébrovasculaires

Dans le cadre de sa Stratégie coordonnée de prévention des accidents cérébrovasculaires le Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario a financé neuf centres régionaux de traitement des ACV (CRTA) (http://www.opc.on.ca/francais/nosprogrammes/centre/projets/accidentscerebro.htm#centres) , et dix-huit centres de traitement des ACV de district (CTAD) pour poursuivre le travail de pointe effectué dans le secteur des ACV. Il existe aussi dix-neuf centres de prévention secondaire (http://www.opc.on.ca/spi/french/health/terms.html#primary) chargés de la diminution des ACV en croissance et de prévenir les récidives.

Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée appuie également les travaux de promotion de la santé qui contribuent à la prévention primaire (http://www.opc.on.ca/spi/french/health/terms.html#primary) des ACV.

Qui sont les personnes à risque?

Certains facteurs de risque d'un ACV sont modifiables, comme le tabagisme et d'autres habitudes de vie néfastes, tandis que d'autres, comme l'âge et les antécédents familiaux, ne le sont pas. Certains comportements et problèmes de santé peuvent augmenter les risques d'ACV dans la collectivité. Par exemple, le tabagisme peut les faire sextupler, et la consommation excessive d'alcool les faire doubler.

Les répercussions d'un facteur de risque sur la maladie au sein d'une population donnée dépendent également de sa prévalence dans cette population. Par exemple, pour mesurer les répercussions d'un facteur quelconque sur les ACV en Ontario, on doit mesurer la prévalence de ce facteur au sein de la population ontarienne et sa contribution au fardeau que représentent les ACV dans la province. Cependant, étant donné l'interdépendance habituelle des facteurs de risque (ex. inactivité et embonpoint), les avantages de l'élimination d'un facteur de risque particulier peuvent paraître plus importants qu'ils ne le sont en réalité.

Facteurs de risque socio-économiques

L'isolement, la solitude et la pauvreté peuvent avoir des conséquences pour la santé. Le manque de revenu peut nuire à la bonne alimentation et à l'obtention d'un logement et de vêtements adéquats. Il peut aussi bloquer l'accès à des ressources utiles et favorables à la santé comme l'éducation, les livres, les journaux, ainsi que les activités physiques, culturelles et récréatives. La pauvreté peut affecter profondément la santé émotive et mentale, et engendrer de l'incertitude, de l'insécurité et un sentiment de perte de contrôle sur sa vie.

  • Les femmes âgées célibataires sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les   hommes âgés célibataires.
  • Les femmes de 60 à 69 ans qui entretiennent le moins de rapports sociaux ont un taux de mortalité trois fois plus élevé que les femmes qui entretiennent le plus de rapports sociaux. Chez les hommes, le taux de mortalité associé à l'isolement est encore plus élevé.
  • Le suivi téléphonique effectué auprès de personnes âgées à la suite des consultations médicales permet de réduire considérablement les consultations et hospitalisations ultérieures, et le recours aux médicaments. Les conseils sur la santé prodigués au téléphone ont des effets similaires.

Le niveau de scolarité a également des effets sur la santé. Les gens très scolarisés ont tendance à adopter des comportements plus sains (p. ex taux de tabagisme faibles et niveau d'activité physique élevé). La scolarité a également été liée à un meilleur statut professionnel, un milieu de travail plus sûr (moins nocif), de plus grandes capacités d'adaptation, de meilleures stratégies de réduction du stress et des réseaux de soutien élargis.

 

  • Les patients scolarisés ont davantage tendance à respecter des traitements moyennement complexes. L'on s'attend également à ce qu'ils en tirent de plus grands avantages et soient en meilleure santé.
  • Le manque d'instruction est associé à des taux plus élevés de colère et de symptômes dépressifs, ainsi qu'à une faible estime de soi, tous des facteurs de risque d'ACV.
  • La scolarité est également liée à d'autres facteurs de risque. Malgré une baisse généralisée du tabagisme, des études américaines démontrent que les personnes qui n'ont pas de diplôme d'études secondaires sont plus de deux fois plus susceptibles de fumer que celles qui possèdent un diplôme universitaire.
  • L'embonpoint et l'obésité sont également plus fréquents chez les personnes moins scolarisées.
  • Il en est de même pour le diabète, l'hypertension et les maladies du cœur, bien que leur prévalence varie aussi selon le revenu, la race et le sexe.

Le cas de la Famille Arsenault

Pour illustrer les concepts de promotion de la santé et de prévention des ACV, je vous invite à lire le cas d'une famille (http://www.opc.on.ca/spi/french/portrait/index.html) qui habite une petite collectivité de l'Ontario. Les personnages décrits sont fictifs, mais basés sur l'expérience réelle de personnes frappées d'ACV et de leur famille. Le cas présenté propose des stratégies et des activités ayant différents objectifs, allant de la promotion de la santé en général à la prévention secondaire des ACV.

Initiative de prévention des accidents cérébrovasculaires – le COIP

Depuis 2001, le COIP contribue à la Stratégie coordonnée de prévention des accidents cérébrovasculaires. (http://www.opc.on.ca/francais/nosprogrammes/centre/projets/accidentscerebro.htm) Notre tache consiste à construire la capacité communautaire en promotion de la santé, par le biais de formation, de consultation, de dissemination de resources et de réseautage.

En 2003-2004, notre travail a mis l'accent sur l'amélioration de l'intégration de la prévention des ACV dans le système des soins et des traitements des ACV. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec du personnel sélectionné dans les centres ontariens régionaux des ACV en plus d’entamer une collaboration initiale avec les dix-huit centres de traitement des ACV de district (CTAD).

Action Prévention

Le COIP a créé un module d'apprentissage sur la prévention des ACV et la promotion de la santé: Action Prévention: Promotion de la santé et la Prévention des ACV.  Cette resources sera toutefois revisé selon les commentaires des experts consultés,  nous devrions être en mesure de vous presenter cette nouvelle version au plus tard au printemps 2004.

Les ACV chez les francophones

L’équipe du projet de l’initiative de prévention des accidents cérébrovasculaires du COIP c’est donnée comme objectif cette année de mieux comprendre la réalité franco-ontarienne en matière de AVC.  Si vous désirez participer à la dissimination de ce projet dans vos communautés communiquer avec strokeprevention@opc.on.ca ou visitez notre site web au www.opc.on.ca/spi/french/index.html
 
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