Qu’est-ce que les mauvais traitements à l’égard des aînés?
On entend par mauvais traitements à l’égard des aînés toute exploitation des relations entre un travailleur de la santé et un aîné. L’abus profite à l’exploiteur et nuit à la personne exploitée.
Le Centre national d’information sur la violence dans la famille (1998) classe les mauvais traitements à l’égard des aînés en quatre grandes catégories :
La violence physique, où l’agresseur inflige de la douleur, des blessures ou des malaises corporels au moyen de gifles, de coups, de coups de poing, de volées de coups, de brûlures, d’agressions sexuelles ou de brutalité.
La violence psychologique porte atteinte à l’identité, à la dignité et à la confiance en soi de l’aîné. Ainsi, l’agresseur peut proférer des injures ou des menaces, blasphémer, crier après l’aîné, le parodier, l’ignorer, l’isoler, l’exclure d’événements importants ou le priver de ses droits.
L’exploitation financière, ou exploitation matérielle, consiste en l’utilisation à mauvais escient d’argent ou de biens. L’agresseur peut voler de l’argent ou des biens, contrefaire une signature sur des chèques de pension ou des documents juridiques, abuser d’une procuration, forcer un aîné ou l’amener par des voies détournées à vendre ou à donner ses biens.
La négligence se produit lorsqu’un aidant ne répond pas aux besoins d’un aîné qui ne peut y subvenir lui-même. L’aidant peut refuser à l’aîné eau, nourriture, médicaments, soins médicaux, thérapie, soins infirmiers, produits de santé, vêtements ou visites.
Violer les droits de l’aîné est une autre forme de mauvais traitements. Il peut s’agir, par exemple, de le soigner, de lui faire subir des interventions ou de le faire participer à des recherches sans son consentement.