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Développement des capacités

TOILE CANADIENNE FRANCOPHONE SANTÉ - CYBERVILLAGESANTÉ (CVS).

Section: 

Le 8 novembre dernier la Collectivité ingénieuse de la Péninsule acadienne (CIPA) inc. procédait au lancement de la Toile canadienne francophone Santé, un portail sur la santé et le mieux-être qui porte le nom de CyberVillageSanté (CVS).  Ce modèle innovateur offre la possibilité de renforcer les aptitudes et les capacités des individus, des groupes et des organismes à l’amélioration de la santé des collectivités acadiennes et francophones du Canada.  Vous êtes invité à visiter ce site, à transmettre l’adresse à votre entourage et à remplir les fiches d’appréciation. 

SOMMAIRE DU DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SANTÉ DES FRANCOPHONES DE L’ONTARIO

Section: 

<>L’Institut franco-ontarien de l’Université Laurentienne, en collaboration avec le Programme de recherche, d’éducation et de développement en santé publique, a publié en décembre 2005 le Deuxième rapport sur la santé des francophones de l’Ontario. Le sommaire de ce rapport suit. Le rapport complet est disponible au site :
http://www.sdhu.com/content/resources/folder.asp?folder=4113&parent=11&lang=1

Introduction et méthodologie
Le premier Rapport sur la santé des francophones de l’Ontario, qui a été publié en 2000 par le programme de Recherche, éducation et développement en santé publique, recommandait en 2000 d’assurer un suivi au rapport. Ce Deuxième Rapport sur la santé des francophones de l’Ontario offre une mise à jour et se présente sous le même format et adopte les mêmes paramètres que le premier. Il définit « francophone » en fonction de la langue maternelle. Il utilise l’approche des déterminants de la santé et analyse généralement les mêmes variables, sauf lorsque les questions de l’enquête de 1996-1997 ne se retrouvent pas dans l’enquête de 2000-2001 et que, pour des considérations reliées à la disponibilité des ressources, quelques variables ont dû être considérées par l’équipe et le comité consultatif comme de moindre importance. À la différence du premier rapport, toutefois, le deuxième est le résultat de la contribution de plusieurs auteurs. Le deuxième rapport est basé principalement sur l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2000-2001, à laquelle s’ajoutent les données du Recensement de 2001. L’équipe technique, dirigée par la même épidémiologiste que pour le premier rapport, a utilisé la même méthodologie, améliorée par l’expérience du premier. Elle a effectué des compilations pour l’ensemble de la population, pour les groupes sociolinguistiques (francophone, anglophone, allophone) et pour les régions et les subdivisions régionales de la province, dans le but de faire des comparaisons entre les divers groupes.

Profil socio-démographique

Le portrait socio-démographique fait état de changements en profondeur: vieillissement, amélioration de la scolarité et de la littératie. La population de langue maternelle française représente 4,7 % de la population ontarienne, mais, à 3,9 %, elle forme une moins grande proportion de la population des régions métropolitaines de recensement. Elle se retrouve en proportion croissante dans le centre de la province, dans la région métropolitaine de Toronto, et elle est de plus en plus multiculturelle, même si sa principale source de nouveaux arrivants demeure le Québec. Le nord-est demeure la région où sa proportion est la plus grande, l’est, celle où se trouve le plus grand nombre. La population de langue maternelle française de l’Ontario est plus âgée, en moyenne, que l’ensemble de la population, et les personnes aînées comptent une plus grande proportion de femmes que l’ensemble de la population ontarienne. Son niveau de scolarisation est moins élevé, ce qui est relié à la moyenne d’âge: ce sont les personnes aînées qui sont moins scolarisées, alors que les générations plus jeunes sont à un niveau comparable à leur groupe d’âge dans l’ensemble de la population ontarienne. La structure occupationnelle des francophones est assez semblable à celle de l’ensemble. Le revenu moyen se compare à celui de l’ensemble; toutefois, il est moins élevé que celui de la population anglophone et celui des femmes francophones est plus élevé que celui de l’ensemble des Ontariennes.

Auto-évaluation et autogestion de la santé

DÉVELOPPER DES SERVICES EN FRANÇAIS DE QUALITÉ DANS UN CONTEXTE FRANCO-ONTARIEN

Section: 

Le 21 mars dernier, le comité des services en français du réseau CORPS  http://www.ohprs.ca/faq_f/faq.html> avec l’appui de l’expertise du Centre ontarien d’information en prévention offrait aux membres du réseau qui désirent améliorer ou développer leurs services en français un atelier sur  « Le développement des services en français de qualité en contexte franco-ontarien » L’atelier conçut par Marcel Grimard, président de l’Association des communautés Francophones de l’Ontario à Toronto (ACFO-TO)(lui même spécialiste de des questions socio-linguistique francophones minoritaires) en collaboration avec Christiane Fontaine du Centre ontarien d’information en prévention, visait à sensibiliser la vingtaine de participant(es) au contexte culturel et historique qui régit le comportement des francophones de l’Ontario; aux approches de promotion pour les rejoindre ; et comment offrir des services en français adaptés et de qualités dans leurs organisations respectives.

L’atelier se déroulait en trois temps ou modules.  Le premier module de la formation présentait la perspective historique du fait français en Amérique depuis 1755 date de la déportation des Acadiens (nes) des terres de la vallée de l’Annapolis en Nouvelle-Écosse jusqu’à aujourd’hui.  L’objectif de ce premier module sensibilisait les participantes que les Francophones en milieu minoritaire développent des comportements qui leurs sont propres lorsqu’il s’agit d’interagir avec le groupe linguistique dominant. En effet, à partir de 1763 au moment du traité de Paris qui cédait la Nouvelle-France à l’Angleterre, les Francophones ont développé des stratégies collectives et discursives voir narratives pour survivre comme groupe religieux (il faut se rappeler qu’au 18 ième siècle, les États se préoccupent plus de maintenir l’homogénéité religieuse de leur territoire que de la langue/culture de leur sujet, ce n’est qu’au 19 ième siècle que la langue deviendra un enjeu des états nations) d’abord puis par la suite comme groupe linguistique.  Par ailleurs, le module insiste pour faire remarquer aux participant(es) que les francophones sont présents en Ontario (pays d’en haut) depuis le milieu du 16 ième siècle avec la fondation de la mission d’évangélisation des Jésuites à Ste-Marie-chez-les-Hurons (baie géorgienne), la fondation de Détroit/Windsor en 1704 et les différents forts et postes de traites fondés par le Gouverneur de la Nouvelle-France Samuel de Champlain incluant le Fort Brûlé aujourd’hui Toronto. 

Un temps considérable a été consacré à l’histoire des Canadiens-Français puisque celle-ci explique en partie les comportements parfois contradictoires que les Franco-Ontarien(nes) ont vis-à-vis la langue, la culture et les services en français. En effet, et plus particulièrement en Ontario, la présence française a été souvent un irritant pour les administrateurs et les colons britanniques.  Or,  les textes historiques tendent à régionaliser les francophones en Acadie et au Québec et plus tard au Manitoba.  La présence francophone est souvent associée à l’ouverture au corridor du Nord de l’Ontario dont le but ultime était de relier le Québec et le Manitoba, deux provinces catholiques et françaises.
Cette « invisibilité » des franco-ontarien(nes) dans la construction de l’État canadien nourrit une identité culturelle et linguistique se caractérisant par un manque d’affirmation de soi, des sentiments d’aliénation et des sentiments d’oppression.  

Les différents contextes historiques favorisent la construction de trois discours (idéologie) qui ont pour but la survie de la culture et la langue française.  Ainsi, trois discours se sont crées au fil de l’histoire reflétant les préoccupations du temps. Le premier discours est celui dit traditionnel.  Ce dernier est véhiculé par les élites traditionnelles dans une économie agraire (prêtre, docteurs, avocats, etc)qui maintiennent l’argument que pour survivre les Canadiens-Français doivent rester sur la terre, accepter une condition économique qui les maintien dans la pauvreté et de procréer pour maintenir un équilibre démographique favorable à la survie (revenge des berceaux.)  Avec le déclin de l’influence de l’église catholique et la montée du nationalisme québécois à la fin des années cinquante et au début des années soixante, un second discours dit moderne éclos, celui-ci base son idéologie sur l’obligation du gouvernement fédéral à supporter les communautés linguistiques minoritaires du Canada à travers des lois, des institutions, des activités culturelles, etc.  Ce discours utilise les tribunaux comme source de la défense de langue et de la culture.  Finalement, un troisième discours présentement en émergence depuis le depuis des années quatre-vingt-dix (suite aux coupures du gouvernement fédéral pour lutter contre le déficit) s’appuie sur le phénomène de la globalisation des échanges économiques pour soutenir la cause de la langue française en Ontario.  Ce discours mondialisant fait la promotion de la valeur ajoutée de la langue dans le développement économique régional, le développement de l’industrie du tourisme et l’immigration de francophone.  Ce discours est plus instrumentaliste que les deux premiers discours puisqu’il transforme la langue et la culture en objet de consommation ce qui permet aux intervenant(es) d’utiliser un vocabulaire du monde des affaires tel qu’il faut investir dans la langue, le français est une valeur ajoutée, le fait français peut attirer des touristes de France, etc.  Ce discours également propose comme solution au déclin démographique l’immigration de francophones originaires des pays francophones.  Cette politique d’immigration transforme les communautés Francophones particulièrement fragilisées en communautés d’accueil ce qui provoque des tensions communautaires entre les différents représentants des communautés dites de souches et les communautés culturelles et les minorités raciales. 

Finalement, nous avons défini quelques termes liés à la sociolinguistique pour comprendre les rapports de pouvoir entre les dominés et les dominants en terme linguistique.

PROMOSANTÉ UN SITE WEB OÙ LES COMMUNAUTÉS MINORITAIRES FRANCOPHONES ONT LEURS PLACES

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Une étude de besoins effectuée en 1997 auprès d'intervenants et intervenantes francophones partout au Canada a fait état d'un important besoin de formation continue en promotion de la santé. PromoSanté participe à répondre à ce besoin au Québec, dans les communautés francophones minoritaires du Canada et à travers toute la francophonie internationale. La mission est d'outiller les intervenants et intervenantes francophones en promotion de la santé pour qu'ils et qu'elles puissent intervenir plus efficacement auprès des communautés francophones.

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