Back to top

ET SI SIMPLIFIER, VOUDRAIT DIRE SANTÉ?

Section: 

Par : Hélène Roussel
Consultante en promotion de la santé
Centre ontarien d’information en prévention

Et si l’atteinte de la santé optimale, du bonheur et de l’actualisation de soi passait par la simplicité volontaire?  Voilà une question difficile à envisager.  Dans le processus de recherche déclenché par ma décision d’écrire un article sur le sujet,  j’ai vécu une certaine résistance à l’idée de me rendre à la réalisation que la simplicité volontaire mérite qu’on s’y attarde;  et ce, même si mon style de vie selon le calcul de mon empreinte écologique http://www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html
se situe nettement en bas de la moyenne de consommation des populations des pays développés.  Permettez-moi ici de raconter de façon sommaire certaines expériences personnelles,  afin de mieux  vous amener dans le cœur du sujet qui nous intéresse;  puisque mon expérience personnelle est,  j’en suis convaincue,  très similaire à celle de plusieurs d’entre vous.

D’où venait donc cette résistance exactement? Je me suis vite souvenue de ces premiers mois précaires de nouvelle arrivante à Toronto, où je partageais une petite chambre lugubre, dont j’arrivais à peine à payer le prix exorbitant avec mon maigre salaire minimum.  Et que dire de mes années universitaires durant lesquelles, pour un séjour de trois années,  j’ai vécu avec à peine $19,000.  Et toutes ces années d’enfance à grandir dans une famille à revenu modeste. Je me suis ensuite souvenue de cette période de vie quasi monastique où par conviction, je m’imposais un régime d’alimentation végétarienne cru;  où j’ai donné littéralement ma télé pour l’éliminer de ma vie. Ces comportements sont bien loin de ceux que j’adoptes aujourd’hui. Il me semble même que mes besoins et désirs de consommation actuels ont fait volte-face eux aussi. Que s’est-il passé exactement depuis le temps où je pouvais facilement paqueter tout mes avoirs matériels dans le coffre à bagage d’une voiture taxi?  Pourquoi ai-je maintenant besoin d’une vente de garage annuelle pour me débarrasser de mes excès de consommation? Est-ce que vivre dans l’excès me rend  nécessairement plus heureuse?

Après un questionnement plus profond sur l’origine de ma résistance,  je me suis vite rendu compte,  que ces années de vache maigre ont tout de même été celles les plus significatives de ma vie jusqu’à maintenant. La discipline que me demandait ces régimes de vie qu’ils soient volontaire ou pas, m’obligeait à me poser des questions de nature autre que mercantile. Ah! Vous me direz que c’était mes belles années de jeunesse, et que je vivais ici avec la vision utopique qui se rattachait à celle des baby-boomers du temps;  « vivre d’amour et d’eau fraîche », « peace and love ».  Peut-être,  mais il me semble qu’à quelques parts,  j’ai troqué le plaisir du voyage léger,  des choses simples de la vie pour les artifices nécessaires qui m’a permis de me mériter le qualificatif de femme moderne professionnel urbaine. Cette femme en constante quête d’actualisation,  à qui on a enseigné que pour y parvenir, elle devait baser ses actions sur des valeurs de performances compétitives, de consommation excessive,  d’envie, et à qui on a proposé de changer son désir d’engagement civique, par celui d’un comportement narcissique qui ne fait que miroiter une illusion de perfection inatteignable. Mode d’emploi qui lors du passage à la caisse m’a coûté rien de moins que ma santé physique et émotionnelle.

Malgré l’échec évident dans ma vie de l’application de ce mode d’emploi abusif,  je résistais toujours à l’idée que la simplicité volontaire pouvait nous aider à atteindre un niveau optimal de bien-être et de santé. Des questions demeuraient sans réponse. Devrais-je abandonner mon rêve d’acquisition de ma première propriété,  de mes désirs de rencontres humaines en voyageant, et de mon désir de simplement remplacer ma bicyclette volée par non seulement une autre bicyclette mais aussi des patins à roues alignées?

En continuant mes recherches sur le sujet,  j’ai commencé à mieux comprendre pourquoi ce malaise continuait à me hanter. Voyez-vous, aux options  être pauvre et heureux vs misérable et en moyen, j’ai réalisé, qu’il y a toute une zone grise que j’appellerais ici «la zone raisonnablement confortable» dont les principes de la simplicité volontaire semblent vouloir s’inspirer. François Privé adepte et promoteur de la simplicité volontaire nous propose cette définition, qui à mon avis supporte très bien plusieurs principes et valeurs de base de la promotion de la santé.

« La simplicité volontaire est un mode de vie empreint de parcimonie, qui vise la suffisance plutôt que l'abondance.  Car l'abondance est souvent source de plusieurs maux.  Manger trop peut rendre malade, consommer trop peut nous ruiner.  Les adeptes de la simplicité volontaire cherchent donc à moins consommer pour profiter plus pleinement de leur vie. »

« L'économie de marché libre est fondée sur une théorie qui prétend que les besoins humains sont illimités.  La simplicité volontaire rejette ce principe.  Car si nos besoins étaient illimités, nous devrions abdiquer tout de suite la possibilité de les combler tous un jour et d'être satisfaits, heureux.  Renoncer à nos caprices, c'est rapprocher un peu le jour où nous réussirons à combler tous nos besoins. »

http://www.digicom.qc.ca/~fprive/index.htm

Le slogan du Réseau québécois pour la simplicité volontaire « Riches autrement,  autrement libre » est pour ainsi dire loin d’un appel au vœu de la pauvreté.  Il serait davantage un appel à la valorisation d’une richesse qui coûte peu ou rien.

Pour le Réseau québécois pour la simplicité volontaire, la simplicité volontaire, c’est :

  • une façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète ;
  • la découverte qu’on peut vivre mieux avec moins ;
  • un processus individualisé pour alléger sa vie de tout ce qui l’encombre ;
  • un recours plus grand à des moyens collectifs et communautaires pour répondre à ses besoins et donc un effort pour le développement d’une plus grande solidarité ;
  • le choix de privilégier l’être plutôt que l’avoir, le « assez » plutôt que le « plus », les relations humaines plutôt que les biens matériels, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le partage plutôt que l’accaparement, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation marchande passive ;
  • la volonté d’une plus grande équité entre les individus et les peuples dans le respect de la nature et de ses capacités pour les générations à venir ;
  • un courant social important qui, bien au-delà du RQSV, tente de répondre à des problèmes de société de plus en plus pressants (course folle de la vie moderne, endettement excessif, insatisfaction malgré une consommation débridée, épuisement professionnel, gaspillage et épuisement des ressources naturelles, désintégration du tissu social, etc.).

 
Quelle ne fut pas mon plaisir de voir ressortir ces mots clés du vocabulaire de la promotion de la santé dans ces définitions. Mon malaise commençait déjà à s’apaiser,  j’étais de plus en plus en terrain connu.

«Manger trop peut rendre malade » (problème d’obésité chronique)
«Profiter plus pleinement de leur vie »(équilibre travail famille, problème de stress chronique)
« Moins gourmande des ressources de la planète » (environnement écologique, déterminant de la santé)
« Moyens collectifs et communautaires »
« Développement d’une plus grande solidarité »
« La participation citoyenne active »
« Volonté d’une plus grande équité »

N’est-ce pas ici des parties intégrantes que plusieurs intervenant(es) en promotion de la santé proposent comme stratégies? N’est-ce pas aussi en partie les stratégies proposées par la Charte d’Ottawa  http://www.phac-aspc.gc.ca/ph-sp/ddsp/docs/chartre/  en promotion de la santé?

Arguments pour la simplicité volontaire

Même si,  face aux valeurs sociétales du 21ième  siècle de nos pays industrialisés,  la bataille pour la valorisation des principes de la simplicité volontaire en est une de David contre Goliath; les arguments en sa faveur sont convaincants.
 
Simplifier pour être davantage libre de notre vie

Ça va de soi,  c’est bien clair.  Je pourrais ici vous encombrer d’exemples sans fins de comportements et de besoins non fondés de consommations excessifs qui étouffent nos vies.  On a qu’à penser aux nombres de cadeaux inutiles que nous offrons à nos enfants durant le temps des fêtes. En ont-ils vraiment besoin autant? Et si on remplaçait, si ce n’est que la moitié de chaque dollar investit dans ces jouets chaque année,  par une minute d’activités créatives gratuites (chanter en famille par exemple).  Et même mieux une journée de congé à vos frais pour passer le temps tant désiré avec vos enfants? Serions-nous moins riche pour autant? Ou au contraire nous aurions fait un pas de plus vers l’épanouissement et la liberté social?  

Offrir le cadeau d’une terre viable aux générations futures

Comment ne pas abdiquer devant cet argument noble? Ici aussi,  il y a des exemples multiples des conséquences de l’abus effroyable que notre insatiable désir de consommation fait à l’environnement.  Depuis le temps qu’on en parle, les adeptes de la simplicité volontaire eux sont dans l’action. http://www.simplicitevolontaire.org/abc/enviro_recyclage.htm . Pour ma part,  je rêves du jour où nos programmes de santé communautaire seront conceptualisé avec une vision écologique intégrée. En ce sens,  la simplicité volontaire nous invites à considérer non seulement une alimentation santé, mais aussi avec moins de conséquences sur les ressources de notre planète.

« En tant que consommateurs, nous avons tout pouvoir de choisir la manière dont nous nous alimentons. Pour ce faire, il est nécessaire d'encourager le développement d'alternatives alimentaires saines et respectueuses de l'environnement et de l'humain. Des initiatives telles que l'agriculture biologique, les ASC (Agriculture Soutenue par la Communauté), et le végétarisme sont autant de moyens d'action valables » http://www.simplicitevolontaire.org/abc/alimentation.htm

La modération développe une meilleure capacité d’adaptation

En promotion de la santé nous connaissons bien la notion de la résilience dans la capacité d’adaptation des communautés.  En fait,  nous les francophones minoritaires de l’Ontario,  devons notre présence de plus de 300 ans dans ce contexte social,  souvent hostile à notre épanouissement à cette grande capacité de résilience.

« L’habitude d’une vie simple et modeste est donc une bonne façon de soigner sa santé, et rend l’homme par surcroît courageux pour supporter les tâches qu’il doit nécessairement remplir dans la vie. Elle lui permet encore de mieux goûter une vie opulente, à l’occasion, et l’affermit contre les revers de la fortune. »

Promouvoir la justice social et la répartition équitable des ressources

Il y aurait assez de ressources sur la terre pour subvenir aux besoins de 10 milliards d’habitants.  Le problème réel,  se situe dans le manque de volonté commerciale, politique et communautaire à partager celles-ci de façon équitable.

Source :Rapport sur le développement dans le monde 2000/2001: Combattre la pauvreté. New York: Oxford University Press. http://www.unfpa.org/swp/2001/francais/ch03.html

«Les ressources pour nourrir 10 milliards d'être humains ont beau exister, la volonté d'en assurer le juste partage, elle, n'existe pas. L'échec récent des efforts visant à assurer un meilleur partage de l'eau illustre bien ce problème. Sept millions d'enfants sont morts de faim et de soif en 1998. Faut-il proposer le contrôle des naissances avec plus d'insistance, au risque de provoquer des chocs culturels? Faut-il accroître l'émigration vers les pays riches et peu peuplés, au risque de provoquer des tensions raciales? On sait aussi que l'accroissement à tout prix du rendement de l'agriculture n'est pas sans danger, comme le prouve la controverse mondiale au sujet des plantes et des aliments transgéniques.
Aucun élément de solution n'est négligeable, mais ne conviendrait-il pas de mettre d'abord l'accent sur la modération de la consommation dans les pays riches, particulièrement celle de la consommation de viande? http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Population

En promotion de la santé,  nous travaillons à instaurer les conditions préalables à la santé. Le constat est clair,  les pays riches sont en mauvaise santé parce qu’ils abusent des ressources et les pays pauvres parce qu’ils en ont pas assez.  Ici encore,  les principes de la simplicité volontaire gagne des points.

La création d’une vrai société du loisir

Avec la croissance des programmes de santé en milieu de travail, les promoteurs de la santé ont fait un excellent travail de sensibilisation sur la problématique de l’équilibre travail famille.  Dans les dernières décennies,  les employeurs ce sont ouvert à la flexibilité du milieu de travail, aux politiques en matière de congés pour obligations familiales, aux services à la famille en milieu de travail etc.

Les programmes de conciliation travail-vie personnelle sont-ils efficaces?

La mise en oeuvre de programmes de conciliation travail-vie personnelle est la bonne solution pour aider les employés à trouver un équilibre entre leurs engagements professionnels, familiaux et communautaires. Selon un nombre croissant de recherches canadiennes et américaines, il s’agit aussi de l’option la plus rentable. Bien qu’il y ait encore un débat sur la relation exacte qui existe entre les programmes de conciliation au travail et la vie personnelle et les résultats d’une organisation comme l’amélioration de la rentabilité (Galinsky, Bond et Friedman, 1996), les recherches montrent que ces programmes ont des effets positifs sur la façon dont les employés évaluent le contrôle qu’ils ont sur leurs affaires professionnelles et familiales. Il a été démontré que plus le contrôle est grand, moins il y a de conflit entre le travail, la famille et la collectivité, d’insatisfaction au travail, de dépression et d’autres problèmes de santé mentale et physique (Thomas et Ganster, 1995). http://www.rhdcc.gc.ca/asp/passerelle.asp?hr=/fr/pt/psait/ctv/tfc/15_5_2.shtml&hs=wnc

On peut probablement être sceptique face à l’ intentions des employeurs dont les objectifs ultimes de ces changements sont sans contredits l’augmentation de la productivité de la ressource humaine.   Il y a toutefois l’avantage d’offrir plus de temps aux possibilités de loisirs familiales et communautaires,  chose que la simplicité volontaire valorise énormément.  Peu importe, comment on choisit de simplifier notre vie,  il est clair que les gens veulent de plus en plus d’options qui leurs permettent de consacrer davantage de temps aux loisirs sains,  à la famille, et à des activités créatives.  En ce sens,  les adeptes de la simplicité volontaire opteraient davantage vers la limitation des besoins matériels à l’essentiel dans le but de diminuer les heures consacrées au travail.

En consacrant moins de temps à gagner, à gérer ou à dépenser de l'argent, on peut en passer plus à accomplir les activités auxquelles on croit, ou dans les loisirs créateurs qui nous permettent de nous dépasser nous même.

Au lieu de cela, l'adepte de la simplicité volontaire limitera ses besoins matériels à l'essentiel, de manière à limiter ses besoins d'argent et donc à moins travailler, gardant toujours suffisamment de temps pour tout ce qui compte vraiment autour de lui: sa famille, ses amis, des loisirs créateurs dont il sera fier, le sport qui le maintiendra en santé, etc... http://www.digicom.qc.ca/~fprive/justifications.htm#loisirs

Une économie qui supporte le développement durable

Si vous demandez au consommateur moyen ce qui peut faire pour la sante économique de leur pays,  vous aurez probablement comme réponse «dépenser de l’argent».  Nos gouvernements encouragent de façon constante la consommation,  tout simplement parce qu’elle est la base de notre économie.  On nous offre des baisses d’impôts, on finance à même les deniers publiques des secteurs de l’économies qui contribuent davantage aux problèmes qu’aux solutions.  On veut en arriver à réduire les frais de production à tout prix (incluant l’abus d’une main-d’œuvre pauvre, le travail des enfants, etc.) et ce dans le but ultime de faire augmenter l’indice boursier.  Un fondement économique qui nous dirige tout droit vers la catastrophe. On a qu’à regarder les conséquences de celui-ci dans le dernier siècle pour s’en convaincre. Mais, où allons-nous s’arrêter dans notre insatiable atteinte de ce confort absolu? Nos collègues intervenant(es) en nutrition diagnostiqueraient ici un problème de boulimie économique.  En effet,  nous consommons jusqu’à notre limite (et souvent au dessus) pour ensuite vomir le tout dans nos dépotoirs.

Comment peut-on établir un système économique de développement durable, qui serait le fondement d’une répartition équitable des ressources et qui guérirait notre boulimie économique?  

Georgescu-Roegen le père de la théorie bioéconomique et auteur d'ouvrages révolutionnaires dont « The Entropy law and the Economic Process (Harvard University Press,1971) » apporte des solutions qui mérites d’être prises en considération.  Faute d’être pris au sérieux par ceux et celles qui bénéficient grassement des abus de notre système économique,  les adeptes de la simplicité volontaire eux s’inspirent de cette théorie et supporte les approches qui propulsent en avant plan la pensée écologiste.  Dans sa théorie bioéconomique, Roegen, http://www.edscuola.it/archivio/interlinea/lion.htm
http://www.jutier.net/contenu/decroig1.htm , http://www.decroissance.org/colloque.htm

« réintégre la science économique dans la pensée scientifique contemporaine de la révolution industrielle et de la découverte de l'évolution biologique. Ce faisant, il réconcilie économie et écologie. Ses théories bouleversantes possèdent d'immenses implications pratiques qui dépassent l'économie politique. Il met en évidence l'impossibilité de résoudre les problèmes environnementaux par le seul progrès scientifique et technologique. Aujourd'hui, et alors que nous touchons chaque jour un peu plus aux limites physiques et écologiques de la Biosphère, la promotion et la vulgarisation de la théorie bioéconomique est d'une impérieuse nécessité. »

« Ceux qui vivent du capitalisme brut, ont intérêt à faire oublier ce concept de la simplicité volontaire, sinon un pan de l'économie entière s'écroulerait. Si chaque occidental arrêtait de consommer seulement 24 heures, le monde tel qu'on le connais serait à repenser. »

Devant ces deux aspects du problème, les solutions des tenants du capitalisme brut sont de nous inciter à continuer à consommer coûte que coûte,  et ce sans se soucier trop du gouffre dans lequel il nous amènera.  En revanche, ceux de la  simplicité volontaire nous invite à faire un pas vers la réflexion.  Sur ce,  le site Web du réseau québécois de la simplicité volontaire,  propose des outils pour les intervenant(es), ou citoyen(nes) qui aimeraient entamer la réflexion. http://www.simplicitevolontaire.org/agora/outils.htm

Tout comme la promotion de la santé,  les principes de la simplicité volontaire brillent de ses valeurs d’inclusion, de justice sociale, d’engagement communautaire, de protection écologique et ce en considérant les déterminants de la santé.  La simplicité volontaire a commencé à faire parler d’elle dans la dernière décennie,  et va sans aucun doute continuer à faire partie des solutions viables face à la quête d’une société équitable et en santé.

Edition: