Back to top

Les itinérants francophones toujours sans voix, selon François Boileau

Source : http://www.expressottawa.ca/Actualites/2013-10-24/article-3443941/Les-itinerants-francophones-toujours-sans-voix%2C-selon-Francois-Boileau/1

Conférencier vedette du 8e Forum de lutte contre l'Itinérance mercredi à Ottawa, le commissaire aux services en français a rappelé l'importance de se focaliser sur les populations précarisées.

Lors de la présentation de son 6e rapport en juin dernier, le commissariat s’était alarmé du faible nombre de plaintes émanant des populations précarisées et vulnérables. En d'autres mots, des personnes en difficulté financière n'ayant pas accès aux services en français.

«C'est souvent les travailleurs sociaux qui se plaignent, mais non les populations marginalisées, indique le commissaire. Pour la dignité de ces personnes, il faut qu'elles soient servies dans leur langue.»

Chantal Girard, directrice générale du Centre espoir Sophie va même plus loin: «Lorsque les gens doivent évoquer leurs problèmes liés à l'itinérance, ils veulent s'exprimer dans leur langue maternelle. De la même manière que la santé, c'est quelque chose qui touche l'émotionnel.»

Selon la responsable, les francophones d'Ottawa restent démunies par rapport à la population anglophone: «La Ville finance beaucoup mieux les anglophones que nous. Ce qui n'est pas normal pour la capitale du Canada.»

Une itinérance plus longue

Pour Linda Savard, l'une des organisatrices du Forum, la situation est aujourd'hui urgente dans la capitale: «Les chiffres que nous avons reçus montrent que l'itinérance des familles est plus longue qu'avant. On est passé cette année à une moyenne de 88 jours contre 68 auparavant.»

Si l'attente de logements sociaux se fait pressante à ses yeux, Mme Savard est d'avis que la Ville doit prendre le problème à bras-le-corps: «Nous avons invité le maire et les conseillers, mais malheureusement, aucun ne s'est présenté.»

Notamment sous forme de panels de discussion, c'est sous le thème «SOS familles» que près de 100 participants se sont penchés toute la journée sur les problématiques des familles éprouvant des difficultés à se loger dans la région de la Capitale nationale.

Edition: