La petite enfance : principal défi pour la vitalité des communautés francophones et acadienne
24 juin 2010 | blogue communauté ACELF
C’est ce que conclut une étude signée Rodrigue Landry, directeur général de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, pour le compte de la Commission nationale des parents francophones (CNPF).
Cette analyse montre notamment que la transmission du français comme langue maternelle (seule ou avec l’anglais ou une autre langue) varie beaucoup selon la structure familiale, soit 93 % si les deux parents sont francophones, 34 % si la mère est le parent francophone d’un couple exogame et 15 % si c’est le père qui est le parent francophone. Pour Rodrigue Landry, bien que l’exogamie produise un effet néfaste sur la transmission du français aux enfants, il reste que, si les parents étaient mieux informés, ils seraient plus en mesure de transmettre les deux langues officielles à leurs enfants.
La présidente de la CNPF, Ghislaine Pilon, rappelait par ailleurs « que la petite enfance est notre espoir de demain, et qu’elle se trouve à la porte d’entrée de nos écoles comme les futurs leaders de nos communautés francophones et de notre pays. » Afin de renverser les tendances observées, l’étude propose la tenue d’une vaste campagne nationale fondée sur une approche de marketing social pour éveiller la conscience collective des parents aux problèmes existants et aux solutions envisagées.
Parallèlement, l’ACELF a elle aussi le souci d’informer les parents et de les guider pour favoriser la construction identitaire francophone de leur enfant. C’est pourquoi nous avons produit les livrets de la collection Voir grand. S’adressant tout autant aux parents francophones qu’anglophones, les livrets ont été conçus dans les deux langues officielles, afin de permettre une participation active des deux parents au processus de transmission du français à leur enfant.