La perception « santé » pousserait à la surconsommation : étude chez les jeunes femmes

Saviez-vous que….

La perception « santé » pousserait à la surconsommation : étude chez les jeunes femmes
Le discours santé, abondamment utilisé pour présenter les produits alimentaires, pousserait-il à la surconsommation? Oui, selon une étude torontoise publiée en avril dans la revue Appetite.

L'étude a été réalisée auprès d'une centaine de femmes de poids normal et d'un âge moyen de 19 ans. Divisées en deux groupes, elles se sont fait offrir des biscuits; les mêmes biscuits, mais présentés différemment.
• Dans le premier groupe, on présentait le biscuit comme une collation riche en fibres, renfermant des ingrédients santé, dont l'avoine, bénéfique pour la santé en raison des fibres solubles qu'il renferme.
• Dans le deuxième groupe, on le présentait comme un délicieux biscuit fait à partir de beurre frais et de sucre brun.
Invitées à évaluer le goût du biscuit, elles pouvaient en manger autant qu'elles le voulaient. Celles à qui on a vanté ses qualités « santé » en ont mangé 35 % de plus que l'autre groupe. Les chercheurs concluent donc que la perception santé d'un aliment pourrait en influencer la consommation et donc avoir une incidence sur le gain de poids.
 
Ils en ont parlé
Sur le site La Nutrition.fr, le 28 décembre 2009, dans l'article « Les allégations nutritionnelles poussent la consommation ». http://www.lanutrition.fr/Les-allégations-nutritionnelles-poussent-à-la-consommation-a-3938.htm

Luc Dupont, le 5 janvier 2010, dans l'article « Manger « santé » à s'en rendre malade » publié dans Le Devoir.  http://www.ledevoir.com/auteur/agence-science-presse

Luc Dupont, le 7 janvier 2010, dans l'article « Quand la « santé » nous joue des tours! » paru sur Cyberpresse. http://www.cyberpresse.ca/.../nutrition/201001/07/01-936851-quand-la-sante-nous-joue-des-tours.php

 Par Geneviève Beauregard
Source : Provencher, V., Polivy, J., Herman, C.P. Perceived healthiness of food. If it's healthy, you can eat more! Appetite avril 2009;52(2):340-344