La récession au Canada cause l'augmentation de problématiques de violence conjuguale

La violence conjugale s'accentue avec la crise économique au pays

Toronto, 14 avril 2009 — Depuis l'avènement de la récession au Canada, on assiste à une augmentation des demandes d'aide de personnes aux prises avec la violence conjugale, et le degré de violence s'aggrave, constatent des experts et des groupes de soutien aux victimes.

Lisa Falkowsky, directrice d'un refuge pour femmes à Calgary, affirme que les appels logés à la ligne d'assistance téléphonique d'urgence entre la mi-mars et Pâques ont grimpé de 200 pour cent par rapport à la même période, l'an dernier. Et le dernier mois a donné lieu à une augmentation de 300 pour cent par rapport au mois correspondant en 2008.
L'Alberta connaissait déjà un des plus hauts taux de violence conjugale au pays, mais les pertes d'emplois dans le secteur pétrolier, lui aussi victime de la crise, semblent accentuer le problème de violence, de l'avis de Mme Falkowsky.
À l'est de Toronto, le nombre des personnes et des familles dirigées vers des services d'aide aux victimes de violence s'est accru de 24 pour cent au cours des trois derniers mois de 2008, souligne Mary Wells, de l'agence des services à la famille pour la région de Durham. Plusieurs familles de la région sont affectées par les compressions de milliers d'emplois à l'usine General Motors d'Oshawa et dans des entreprises connexes.
Quatre refuges pour femmes battues sont bondés, et comme à Calgary, le personnel constate que les cas de violence sont pires qu'au cours des dernières années.
L'individu qui perd son emploi, et qui a peu de chances d'en trouver un autre, peut en venir à se sentir gêné, voire honteux de ne pouvoir faire vivre sa famille, et ce genre d'émotions peut avoir des retombées sur les relations interpersonnelles, souligne Mme Wells. (PC)