La FAFO insatisfaite de la feuille de route pour la dualité linguistique

La FAFO insatisfaite de la feuille de route pour la dualité linguistique
 
 Ottawa, jeudi 10 juillet 2008 - Ottawa - Plusieurs se sont réjouis de la feuille de route pour la dualité linguistique 2008-2013 présentée, le 19 juin dernier, par la ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, Josée Verner. Ce n'est cependant pas le cas de tous, dont la Fédération des aînés et des retraités francophones de l'Ontario (FAFO).

Contrairement à l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), la FAFO est du nombre des organismes qui estiment être mal représenté par l'investissement de 1,1 milliard $ en cinq ans pour les langues officielles.

« Les aînés sont ignorés complètement. C'est comme s'ils n'existaient pas », affirme le président de la FAFO, Marc Ryan.

Il soutient que les aînés hors Québec en situation minoritaire méritent une attention particulière, notamment au niveau du maintien à l'emploi et du « vieillir chez soi », puisqu'ils amènent une contribution économique à la société par le biais de l'emploi et du bénévolat.

« En négligeant leurs besoins, on remet à plus tard les solutions auxquelles on devrait penser maintenant. On voit la crise venir, mais on ne veut pas le reconnaître. Cette feuille de route comporte des éléments d'échec important. »

Contrairement à bien d'autres, M. Ryan trouve insuffisant le montant accordé aux langues officielles. Il n'hésite pas d'ailleurs à comparer le 1,1 milliard de la feuille de route à l'argent déployé pour la présence militaire du Canada en Afghanistan.

« Pour aller combattre en Afghanistan, on n'hésite pas à dépenser au-delà de 100 milliards $. Par contre, pour aider au développement de la langue en situation de minorité, on accorde 1,1 milliard alors que tout le monde sait que le besoin est de deux milliards. »

Le président de la FAFO déplore le fait que les aînés aient été « encore une fois ignorés » alors que dans le rapport Lord, déposé en mars dernier, on les présentait comme des personnes actives et engagés dans leur collectivité.

« Les organisations provinciales des aînés en minorité sont relativement limitées en termes de moyens et de ressources. Le rapport Lord constatait cette faiblesse-là. Il recommandait à la ministre Verner un appui à ces organisations, mais dans la feuille de route on ne retrouve pas ça du tout. »