Réseau Canadien de la Santé cesse d’être subventionné

 Le 8 novembre 2007

Le Réseau canadien de la santé (RCS), la plus importante source d’information-santé sur le Web au Canada, est le dernier programme national à tomber sous le couperet du gouvernement Harper. Les affiliés du RCS ont en effet appris aujourd’hui que le programme cesserait d’être subventionné fin mars 2008.
Le Réseau canadien de la santé est un portail national bilingue qui vise à aider les Canadiennes et Canadiens à trouver l'information dont ils ont besoin pour rester en santé et prévenir la maladie. Pour ce faire, le RCS est basé sur une collaboration unique en son genre entre l'Agence de santé publique du Canada, 26 grands organismes de santé, des universités, des hôpitaux et des bibliothèques. Il offre des liens vers plus de 20 000 ressources Internet canadiennes, en anglais et en français, qui respectent de rigoureux critères de qualité, de l'information détaillée concernant 25 importants segments de la population et thèmes sur la santé, ainsi qu’un bulletin électronique bimensuel. À l’heure actuelle, proche de 381 000 personnes consultent le RCS chaque mois. L’achalandage a progressé de façon soutenue depuis sa création en 1999, et plus particulièrement  en 2007, où il a augmenté de 70 p. 100 par rapport à 2006. Environ 40 p. 100 des visiteurs sont des professionnels de la santé qui ont recours au RCS pour des buts personnels ou pour leurs clients. Les francophones consultent le RCS beaucoup plus fréquemment que d’autres sites comparables, et 94 p. 100 des usagers le recommandent à d’autres personnes. Parmi les 15 millions de Canadiennes et Canadiens branchés, 80 p. 100 utilisent Internet pour se renseigner sur la santé. Qui plus est, les coûts du RCS vont en diminuant, ce qui rend le portail plus efficient avec le temps. Pourquoi Ottawa décide-t-il donc de mettre fin à ce programme au moment même où le gouvernement fédéral connaît un excédent budgétaire?
Le Centre ontarien d’information en prévention et le Centre for Health Promotion de l’Université de Toronto – qui forment conjointement l’affilié du RCS en promotion de la santé – sont consternés par cette nouvelle. Nous croyons que dans les prochains jours, les affiliés du RCS se mobiliseront pour élaborer des arguments contre cette décision et solliciter votre aide. Nous vous demandons de rester à l’écoute. 

Connie Clement, Directrice Générale, Centre ontarien d’information en prévention

Suzanne Jackson, Directrice, Centre for Health Promotion, University of Toronto