Vous voulez vous sentir mieux? Tissez des liens avec des gens de votre collectivité!
Source:
Réseau canadien de la santé (RCS) - Juillet 2006
Par: Kristin Jenkins
Rédactrice spécialisée en santé et en médecine,
en collaboration avec l’affilié du Réseau canadien de la santé responsable du volet Promotion de la santé
Le sentiment d'appartenance à la collectivité joue un rôle prépondérant dans l'état de santé de chaque Canadienne et Canadien.
Les résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes portant sur le degré d'appartenance des Canadiens à leur collectivité, montrent que les deux tiers (64 %) ont un fort sentiment d'appartenance. Et de ce nombre, les deux tiers se disent en excellente ou très bonne santé.
En comparaison, seulement la moitié des 35 % qui disent ne pas avoir un sentiment d'appartenance déclarent se sentir bien et en santé.
Le sentiment d'appartenance est plus fort à Terre-Neuve et plus faible dans les grands centres
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« C'est très énergisant de savoir que nous ne sommes pas seuls. »
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Soixante-quinze pour cent des Canadiens vivant dans les provinces de l'Atlantique ont déclaré avoir un sentiment d'appartenance à leur collectivité. Les résidents de Terre-Neuve affichent le taux le plus élevé (79 %) au pays, suivis de la Saskatchewan (73 %) et de la Colombie-Britannique (69 %). C'est au Québec que l'on a recensé le taux le plus faible (54 %).
La même enquête montre également que les gens qui vivent dans les principaux centres urbains comme Toronto, Winnipeg, Saskatoon, Calgary, Edmonton et Vancouver étaient moins susceptibles de se sentir attachés à leur collectivité.
Au cours des 25 dernières années, les recherches ont montré que les gens isolés de la société entretenant très peu de liens avec les autres risquent davantage d'avoir une moins bonne santé physique et mentale et de mourir prématurément. Par contre, les gens qui ont un niveau élevé de capital social peuvent s'attendre à vivre plus longtemps.
Le sentiment d'appartenance, tributaire de liens solides
On pourrait comparer le capital social à un investissement dans un mode de vie sain que l'on fait fructifier en participant à des activités sociales, en gagnant la confiance des autres et en engageant leur coopération. Il semblerait que le capital social favorise le respect mutuel et contribue à rehausser l'estime de soi. Il peut également encourager l'adoption de comportements sains, comme l'activité physique et la décision de ne pas fumer.
Les réseaux de soutien social sont un élément important de l'état de santé général qui résulte d'interactions complexes entre les facteurs socioéconomiques, le milieu physique et les comportements individuels. Ces facteurs, qu'on appelle aussi déterminants de la santé, sont en quelque sorte une mesure de l'état de santé.
« Les gens veulent appartenir à un groupe, confirme Tekla Hendrickson, directrice de l' Ontario Women's Health Network. Ils veulent jouer un rôle, faire entendre leur voix et avoir une place dans la société, tout en encourageant la diversité et les divergences d'opinions. »
Au cours des 18 derniers mois, l'Ontario Women's Health Network a fait participer plus de 200 femmes à des groupes de discussion. L'objectif? Les inciter à trouver des solutions à différents problèmes, comme les logements insalubres et la réduction des risques d'AVC. « Nous leur avons demandé quelles seraient, selon elles, les solutions à ces problèmes et d'élaborer par la suite une stratégie de promotion de la santé qui viendrait compléter celle qui existe déjà », explique Mme Hendrickson.
Le sentiment d'appartenance s'apparente à la satisfaction au travail. « Les femmes qui retirent le plus de satisfaction au travail sont celles qui ont le plus d'autonomie et le plus grand contrôle sur leur horaire, fait remarquer Mme Hendrickson. Il en va de même pour les collectivités : les femmes qui sont très actives dans leur collectivité ont un fort sentiment d'appartenance et sont en meilleure santé. »
Les femmes qui s'entourent d'amis ont également une meilleure santé mentale que celles qui s'isolent. Mme Hendrickson ajoute qu'il est très gratifiant de discuter de ses expériences avec les autres et que cet échange rehausse la confiance en soi. « Nous pouvons discuter de divers problèmes et les régler ensemble. C'est très énergisant de savoir que nous ne sommes pas seules. »
Vous voulez développer votre sentiment d'appartenance?
Il est facile de prendre part à la vie de son quartier, de rencontrer des gens et de se faire de nouveaux amis. Voici quelques suggestions :
- Défendez une cause qui vous tient à cœur.
- Aidez les organismes de votre collectivité en faisant du bénévolat.
- Joignez-vous à un groupe d'entraide ou de soutien.
- Apprenez à connaître vos voisins. Joignez-vous à une association de quartier ou participez à l'organisation d'un jardin communautaire.
- Lisez le journal de votre quartier pour vous renseigner sur les activités auxquelles vous pouvez participer.
- Visitez le centre communautaire ou la bibliothèque de votre quartier, ou l'école de votre enfant pour vous renseigner davantage sur les activités communautaires.
Peu importe votre choix, ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd'hui. Votre santé en dépend!
