Expériences périnatales de femmes somaliennes ayant subi une mutilation sexuelle féminine
La prise en compte des différences culturelles dans la pratique médicale au Canada : Expériences périnatales de femmes somaliennes ayant subi une MSF.
Investigateurs principaux : Beverley Chalmers and Kowser Omer-Hashi
Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé, la mutilation sexuelle féminine (également appelée circoncision féminine) consiste en « l’ablation totale ou partielle des organes génitaux externes de la femme ou en toute autre blessure infligée aux organes génitaux féminins ». On estime à 130 millions le nombre de femmes ayant subi la circoncision à l’échelle planétaire et à au moins deux millions le nombre de filles qui sont soumises à cette intervention chaque année. La majorité de ces femmes résident dans un de 26 pays africains; quelques autres habitent des pays asiatiques et un nombre croissant d’entres elles sont des immigrées vivant au Canada, en Europe, en Australie et aux États-Unis. Selon le Conseil canadien d’action sur la condition féminine, quelque 40 000 femmes arrivées au Canada entre 1986 et 1991 ont subi une forme de mutilation génitale. Bien que ce chiffre soit à la hausse, on en sait peu sur les pratiques périnatales des immigrées canadiennes ayant subi une mutilation sexuelle, notamment en ce qui concerne la forme de circoncision la plus extrême qui se pratique en Somalie.
Les Drs Chalmers et Kowser Omer-Hashi ont mené une étude pour connaître les perceptions des femmes somaliennes circoncises en ce qui a trait aux soins qu’elles recevaient au Canada pendant la grossesse et l’accouchement, ainsi que sur la mutilation génitale dont elles avaient été victimes antérieurement. Les Somaliennes ont signalé que les soins qu’on leur dispensait étaient souvent mal adaptés aux différences culturelles et que les soignants étaient mal informés et peu compatissants. Chose frappante, plus de 50 pour cent de ces femmes avaient subi une césarienne, ce qui représente plus de deux fois la moyenne nationale canadienne à l’époque. Les chercheurs estiment que ces informations pourraient aider les professionnels de la santé à mieux adapter les soins aux différences culturelles et à faire preuve de plus de compassion et de compréhension. Les soins ne pourraient que s’améliorer en conséquence. Pour consulter cet étude visitez le lien suivant:
